Tout d’abord, Bienvenue en Médecine !

Pas d'inquiètude, on ne te laissera pas partir à la dérive !

F élicitation pour ta réussite au concours, la P2 t’ouvre enfin ses portes… Avec son lot d’activités pour décompresser un maximum après ces une (ou deux) années de dur labeur. Tu as choisi la filière médecine, comme tu le sais sans doute déjà, une longue (pour ne pas dire très longue…) traversée t’attend, mais une traversée palpitante, intéressante, passionnante ! Et il ne faudrait pas que tu t’égares, (ce serait dommage après avoir tant travaillé) durant cette année « où c’est un peu plus cool », mais avec – quand même – bien plus de cours qu’en PACES.

  • Aller, petit récap’ sur ce qui t’attend : La DFGSM2 et 3 ont pour but principal de t’apprendre la sémiologie, en d’autres termes, que tu saches identifier, chercher des signes cliniques, les regrouper ensuite en syndromes puis élaborer une hypothèse diagnostique, identifier la ou les causes possibles. #C’estDéjàPasMal ! Après le premier cycle (PACES, DFGSM2, DFGSM3), tu obtiendras le statut d’externe et tu commenceras le deuxième cycle, avec beaucoup de stages. Et le troisième cycle… On verra ça plus tard !

Et là tu dois te dire… « Mais pourquoi tu me dis tout ça, je le sais déjà.. » Pas de panique j’y viens !

  • Le constat : Cependant, nos professeurs se sont aperçu que le fait de ne pas pratiquer la sémiologie durant le premier cycle a pour conséquence quelques oublis des connaissances. En effet, une grande partie des cours de P2 et D1 sont des cours magistraux sans stages. Or la médecine, c’est clinique ! Et comme tu le sais, ce qui ne sert pas s’oublie, d’où l’intérêt des séances collectives de sémiologie et des stages accompagnés d’un enseignant. Évidemment, tout le monde n’apprend pas au même rythme et on n’ose pas toujours poser des questions lors de ces moments de pratique…
  • La solution : Mais pas de panique ! Ce temps là est terminé, heureusement, l’esprit tutorat est là pour remédier à cela.

Let’s go ! C’est parti !

Avant de t’expliquer comment ça va fonctionner, voyons déjà ce que ça peut t’apporter, aussi bien en tant que tutoré (P2) que tuteur (D1).
Pourquoi les D1 en tant que tuteur ? (Après tout, il n’y a qu’une année de plus..) Et bien, en D1, tu aborderas les dernières notions de sémiologie, et donc, tu commenceras à avoir une vue d’ensemble des choses, de plus, tu feras de vrais stages (2 x 3 semaines dans des services au CHU) qui te permettront de percevoir la réalité de ce qu’est un interrogatoire et un examen clinique avec un patient.
Pour vous les P2 : C’est une vraie opportunité pour vous de pratiquer dès maintenant vos cours, de manière ludique dans l’ambiance du tutorat, en continuité avec celui de la PACES.
A terme, on souhaiterait instaurer cela pour toutes les promotions.

Les objectifs :

Concrétement, pourquoi il faut le faire !

 Pour les P2 :

  • Réviser les séances collectives (des séances collectives de sémiologie sont organisées pour chaque appareil par les professeurs)
  • Apprendre de nouvelles notions notamment « comment construire un interrogatoire »
  • Approche « moins classique », plus ludique
  • Retrouver l’esprit d’un tutorat

 Pour les D1 :

  • Revoir des notions oubliées
  • Refaire un tour de la sémiologie avant l’externat
  • Approfondir ses propres connaissances

Comment ?

Alors, comment ça se passe ?

L’organisation :

Le tutorat de sémiologie assurera 2 séances de 2 heures, cela en plus des séances de sémiologie dispensées par les professeurs. Ce sera pendant le 2ème semestre, très probablement, durant tout le mois de février et celui d’avril.

Chaque séance abordera un ensemble d’appareils (pour la première séance, ce sera la cardio, pneumo, et la gastro qui seront revus par exemple), d’un point de vue clinique, mais aussi, sur le plan de l’interrogatoire.

Les séances se dérouleront en petit groupe, un binôme de D1 avec 6 P2.

Ce tutorat fonctionne en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique de la faculté. Le Professeur Hadjadj participe activement avec nous à ce projet et forme les tuteurs à former les P2. De plus, il coordonne la construction des cas cliniques d’interrogatoire.

Structure d’une séance type :

Sur le plan de l'examen clinique : Les signes cliniques !
Avant chaque séance, un sondage sera soumis aux P2 afin qu’ils puissent transmettre aux D1, les signes cliniques qu’ils souhaitent revoir/approfondir. Puis, lors des séances, nous reprendrons les choses qui posent problèmes. En reproduisant certains signes cliniques, en faisant des écoutes audio afin de travailler nos auscultations cardio-respiratoire par exemple. Pour résumer, c’est au tuteur D1 de s’adapter aux demandes des deuxièmes années, en adaptant leur séance. C’est l’esprit tutorat !
Sur le plan de l'interrogatoire : La simulation, l'avenir pédagogique.
L’interrogatoire, voilà quelque chose qu’on ne peut apprendre en cours.

La simulation, sous forme de jeu de rôle, est l’outil de prédilection pour ce genre de compétence. On t’explique ça juste après !

 L’interrogatoire :

Les séances dédiées à l’interrogatoire ont pour but d’aider les étudiants à structurer leur interrogatoire, adopter un langage adapté aux patients, mais aussi, à aller chercher les bonnes informations que le patient ne donnera pas si on ne pose pas les bonnes questions.

Chaque groupe est composé de 2 D1 et 6 P2, lors des séances d’interrogatoires :

  • Un D1 jouera le patient, en ayant connaissance du rôle qu’il doit jouer et de la pathologie qu’il doit mimer lors de l’interrogatoire.
  • Un P2 jouera le médecin qui mènera l’interrogatoire.
  • Les 5 autres P2 seront observateurs, et devront, lors du débriefing, donner leurs opinions, avis, sur ce qu’ils trouvent bien, ou sur ce qu’ils auraient fait en plus / d’une autre manière.
  • Le second D1 aura pour mission, à l’aide des informations recueillies par le médecin (P2), de déterminer le diagnostic.

Ce projet, à l’initiative de Jérémy Caldonazzo et du Professeur Hadjadj, est unique en France, et est conduit pour la première fois pour l’année 2016 – 2017. L’ambition du système de tutorat public est une préparation de qualité pour tous les étudiants qui en sont demandeurs. Aucune sorte de sélection n’est organisée pour l’inscription et une exigence toute particulière est portée sur la qualité des cours dispensés. De plus, il est basé sur un exclusif bénévolat de ses acteurs.